Enfance et adolescence
Le 13 mars 1942 , Serge Champault alias Serge Berry naît à Couy dans le Cher à 17h de l'après-midi. Il est donc né sous le signe du poisson. Sa mère s'appelleRachel et son père Lucien Champault, ils sont tous les deux paysans berrichons.Il va passer sa petite enfance dans la petite locature de Couy.
Il n'avait guère de goût pour l'école et à partir de 9 ans où il découvre la Musique, l'école l'intéresse de moins en moins. A cette époque il habite à Avord avec ses parents dont la maman tient désormais une épicerie. Il se met au solfège et à l'accordéon avec des professeurs de la région. Son premier accordéon fut un accordéon Maugein.
A 14 ans , il quitte l'école pour l'apprentissage dans l'épicerie en gros, mais il travaille malgré tout plusieurs heures par jour son accordéon, car pour lui, seule la musique compte.
A 17 ans il prend sa décision, il ne sera pas épicier mais artiste. Il suit des cours à l'école de musique de Bourges où il étudie le solfège ainsi que la clarinette. C'est alors qu'il rencontre le célèbre accordéoniste Claude Chevallier, professeur d'accordéon à Bourges, compositeur, chef d'orchestre qui accompagnait aussi des vedettes de la chanson. C'est une rencontre importante
pour Serge car il va être le premier professeur à lui faire découvrir ce qu'est vraiment la musique et plus particulièrement l'accordéon. Il lui fait gravir le échelons en très peu de temps lui faisant travailler des oeuvres d'Astier, Tino Prati, des oeuvres de virtuosité tel que le mouvement perpétuel de Paganini, l'abeille de Schubert, la deuxième rapsodie de Liszt ainsi que la Campanella entre autres. Avec toutes ses oeuvres il remporte plusieurs grands prix nationaux et internationaux à l'accordéon. Son plus grand prix fut certainement le premier prix international en catégorie Honneur avec coupe (concours organisé par l'ACF) ce qui lui a valu d'être sélectionné à la coupe de France où il a terminé troisième (le premier candidat représentait la France au championnat du monde).
A 19 ans, il part au service militaire, il en prend pour deux ans. Il part à Paris dans la musique militaire où il est clarinettiste. Il suit également des cours au conservatoire d'accordéon avec maître Gazave et parallèlement des cours de solfège et de clarinette au conservatoire de Versailles.
Après l'armée, il reste deux ans à Paris où il étudie avec un nouveau professeur, Maître Jacques Mendel qui fut professeur d'Azzola et bien d'autres. C'est là qu'il commence à s'exercer en public et qu'il goûte au bal à Paris et dans la région parisienne.
Période des bals
En 1964 , il a 22 ans, il rentre à Bourges, il prend le pseudonyme de Serge Allison en jouant dans un orchestre de la région du centre, il abandonne les études musicales classiques et parallèlement il enseigne l'accordéon à des nombreux élèves à Bourges car c'est encore l'age d'or de l'accordéon mais pour peu de temps car c'est la fin des grands bals populaires.
C'est le moment de la période yé-yé et le déclin de l'accordéon dans les orchestres.
En 1967 , il a 25 ans et monte son premier orchestre Allison, ça sonne bien, ça marche immédiatement, cet orchestre joue tous les succès à la mode, les organisateurs le demandent et le redemandent. Il fait le tour de toute la France et rencontre de nombreux musiciens. Il a de nombreux imprésarios qui le font travailler dans toutes les régions, de la Bretagne à la Provence en passant par la Suisse. A cette époque on utilisait plutôt un accordéon électronique Hohner au son d'orgue sans soufflet et avec ampli. Avec cet accordéon on pouvait faire des solos et des accompagnements de musique américaine de l'époque et même française. Francis Lai, le compositeur de nombreuses musiques de films utilisait beaucoup cet accordéon électronique. Serge Allison jouait encore de l'accordéon musette avec un Maugein bien sur, auquel il restera fidèle jusqu'à aujourd'hui.
Au passage, j'ai une petite anecdote à vous raconter au sujet des bals. En rentrant un matin d'un bal des pompiers à Cruseilles en Haute Savoie, nous passions la frontière à 6h du matin, je conduisais le car des musiciens, les yeux à moitié ouverts, et j'ai traversé la frontière Suisse à toute vitesse sans m'arrêter, ce qui provoqua de nombreux coups de sifflets et la sommation des douaniers à nous arrêter. En bon berrichon le terme « Zoll» m'étant inconnu, nous avons eu droit à une fouille du car en règle, avec les amplis démontés dans l'espoir de trouver peut-être des substances illicites. Mais tout ne se termina pas au « violon », heureusement pour nous, les douaniers constatèrent notre bonne foi et nous repartîmes dans la joie et la bonne humeur.
A cette époque, il y avait encore de très grands bals. Je me souviens particulièrement d'un bal de 31 décembre au grand l'hôtel du Prelet à Mégève où descendaient des personnalités importantes, toute la jet 7, ce soir là il y avait de nombreux iraniens, et en particulier l'impératrice Farah Diba. Les gens dansaient, se baignaient dans la piscine intérieure, les femmes étaient couvertes de bijoux, les visons au porte manteau et le chambertin coulait à flot. Dans la liesse générale, tout le monde faisait la fête, l'aristocratie venait chanter sur l'estrade les pots pourris à la mode. Pour quelques heures, nous vivions grâce à la réputation de notre orchestre des moments de fêtes et de luxe inoubliables. Nous aimions beaucoup venir dans cette région qui nous accueillait toujours chaleureusement.
Plusieurs années ont passées ainsi sur les routes car nous avions énormément de travail, ce fut une expérience formidable dont j e garde un très bon souvenir, mais au bout de quelques années, j ‘ai eu envie de passer à autre chose.
Période folklore
En 1975 , alors que Serge Allison avait 33 ans, soudain son âme rustique cède à l'appel du Berry, de ses bouchures et de ses biaudes, il se découvre le goût pour le foildore et il troque son costume de scène pour une biaude et le nom de Serge Allison pour celui de Serge Berry par amour de sa province. C'est une transformation radicale, fini les imitations des chanteurs en vogue à l'époque. Dans un premier temps, il va reprendre les airs du foildore berrichon et les enregistrer dans un premier 33 tours intitulé « Folklore berrichon », premier disque, premier succès, le disque se vend « comme des petits pains ». Dans ce disque, il joue de l'accordéon mais ne chante pas encore. Mais Serge Berry ne s'arrête pas là, il va maintenant composer lui même ses propres chansons en s'inspirant de la terre et des tradition et aussi il va se mettre à chanter lui-même ses chansons. A ce moment là il rencontre celui qui deviendra son parolier Jean-Claude Rosia et qui saura mettre en paroles ce que Serge Berry pense en musique. Et le tandem Serge Berry'— Jean-Claude Rosia commence une longue période de créations.
Serge Berry trouve son style avec la chanson qui fera son succès « La foire à Sancoins» tiré de l'album 33 tours « Sous le ciel du Berry» présenté par Michel Tissier, le manager de Serge Berry à cette époque. Celui ci a su reconnaître le talent de Serge et l'a fait entrer chez Musidisc Europe pour y réaliser ce deuxième 33 tours, il lui a aussi ouvert les portes des télévisions.
C'est à cette période qu'il est admis avec succès à la SACEM (société ……..) comme compositeur.
Il devient l'accordéoniste qui chante la vie. II entre aussi chez l'éditeur Warner Chappeil music France où il signe un contrat d'éditions pour une vingtaine de chansons dont la fameuse «foire à Sancoins» «Le Berry est un Paradis » « le vin blanc d' Sancerre » etc.
Période trad et musette
En gala, Serge Berry se distingue par son bock qui va progressivement évoluer de la biaude avec les chansons folkloriques à son costume bien à lui car il ne se sent pas vraiment la peau d'un folkloriste ni l'âme d'un passéiste. Seul le chapeau et les grandes moustaches resteront. Robert Brillaud de Buzançais le dit « l'Aristide Bruand » de l'accordéon et certains le nomment le «poète paysan », c'est un Serge Berry que tout le monde aime et qui ne ressemble à personne avec un style tout simplement incomparable.
A cette époque, il rencontre Jean-Louis Boncoeur qui est un célèbre conteur berrichon et il participe avec celui ci dans des galas dans tout le grand centre France. Jean-Louis Boncoeur y raconte ces célèbres histoires en berrichon et Serge chante en s'accompagnant de son accordéon, ce qui est nouveau. Il chante la tradition. Mais il apporte un plus: il chante au présent la vie d'aujourd'hui dans les campagnes au coeur de la France où il vit dans une fermette, loin du bruit de la ville et des cités de béton, près des oiseaux dont il connaît tous les chants. Il cultive son jardin bio. Au milieu de ses treize hectares de lande il travaille dehors des heures durant, son accordéon, compose et trouve son inspiration dans la nature sauvage. C'est un vrai retour à la terre entouré de ses ânes, de ses poules, de ses moutons, des chats et des chiens, une véritable arche de Noé.
Il rencontre également Patrick Raynald, chansonnier, humoriste, très connu à Paris à cette époque avec lequel il fait de nombreux galas. Ensuite il rencontrera Jacques Lantier avec lequel il tournera pendant plusieurs années dans des grandes salles tel que le palais des congrès à Bourges.
Une rencontre importante est aussi celle de Mr René Lachèze, directeur de la - maison française d'accordéon Maugein à Tulle qui a toujours cru en lui depuis qu'il l'avait entendu interpréter « Le concerto bohème» pour accordéon de Jo Moutet qui était un morceau imposé de la coupe nationale à Paris. Une grande amitié est née ce jour là. Par la suite, René Lachèze a toujours été d'un très bon conseil pour Serge. C'est là aussi que les radios et les télévisions se succèdent. Joss Basseli et la présentatrice Jaqueline Huet invitent de nombreuses fois Serge Berry dans leur émission « Le monde l'accordéon ». il participe aussi aux «jeux de 20 heures» dans plusieurs grandes villes de France et dans des émissions tel que « Au plaisir du samedi» avec Jacqueline Alexandre, émission en plein air auxquels participaient de nombreuses vedettes. A cette époque, un troisième 33 tours est enregistré; il s'intitule: « Les Blés d'or ».
En 1982 , Pascal Sevran l'invite dans son émission « La chance aux chansons », c'est le grand succès pour Serge Berry, ses chansons plaisent aux téléspectateurs. Cette émission sera suivie de nombreuses autres. il participe aussi aux émissions de Michel Pruvot « Sur un air d'accordéon» sur France 3 le dimanche. A ce jour Serge Berry a participé à une centaine d'émissions de télévisions nationales.
En 1984 , il est promu stagiaire professionnel à la SACEM.
En 1985 , dix années ont passées depuis son changement radical, il rencontre Christian Pirot, éditeur et écrivain à Saint Cyr sur Loire qui devient son producteur et qui l'encourage à enregistrer un nouvel album « Au coeur de la France ». Pour Serge c'est le grand départ, il était connu, il est désormais reconnu.
En 1987 , il reçoit à La Mutualité à Paris, le diplôme des Arts Sciences Lettres par Jacques Chabanne.
En 1992 , il a cinquante ans, voulant voler de ses propres ailes, il devient son propre producteur et distributeur de ses disques dans tout le grand centre France. U crée sa propre édition musicale « Editions musicales Serge Berry» à Bourges. Ses chansons sont maintenant connues et interprétées dans les bals dans toute la France.
C'est une nouvelle aventure qui commence avec bien sûr certaines difficultés. Distribuer n'est pas simple, surtout seul. Sa chance sera d'être contacté à la suite d'une émission de Pascal Sevran, par un responsable d'une chaîne de distribution des magasins Auchan. C'est le sésame pour Serge Berry qui lui permettra de vendre dans toutes les grandes surfaces de ce groupe. Depuis Serge Beny a ajouté Les Centres Leclerc et les groupes Carrefour puis les Cultura. Serge Berry a une façon toute particulière d'approcher son public en se manifestant dans certaines grandes foires comme celles de Rosnay dans l'Indre le 25 août où ils passent au moins cinquante mille personnes dans la journée et où il joue et dédicace ses disques, il aime cette proximité chaleureuse avec les gens.
Il. se manifeste dans les grandes surfaces où il anime et dédicace ses albums aux nombreux fans qui sont tout heureux de pouvoir le rencontrer et de parler avec lui, mais il y a aussi tous ceux qui le découvrent à cette occasion. Toute cette activité l'éloigne de la scène par manque de temps, peut-être un jour pourra-t-il se faire remplacer dans la partie commerciale pour revenir à la scène.
Les gens s'étonnent toujours de l'énergie qu'il manifeste dans les dédicaces etlui demande qu'elle est le secret de sa forme. Il répond que sa forme vient deson hygiène de vie fait de simplicité, de diététique, de marche et de yoga. Il fait des kilomètres à pied en marchant dans la nature et en apprenant ses chansons, le casque sur les oreilles. Il a besoin continuellement de se ressourcer dans la nature.
Après 1992, il continue de sortir de nouveaux albums et surtout en 1995 il sort sa première vidéo « Son accordéon, sa voix au coeur de son pays natal» et l'année suivante une seconde vidéo: « Qu'il est beau mon pays» dans lesquelles on retrouve son amour de la terre et de la nature. Ces deux vidéos ont été réalisées par Claude Darré de la société «Lancosme Multimédia ».
Période accordéon variété
Les années passent toujours aussi prolifiques, le tandem Rosia-Berry continue plus que jamais, mais le cercle s'agrandit avec de nouveaux collaborateurs aussi bien paroliers que compositeurs tels que René Garret, Lucien Thomas, Sébastien Perrin, Didier Dessauge et maintenant Christian Crosland , Franck Sallé et Sébastien Farge comme arrangeur pour l'accordéon. Cette diversité apporte une ouverture vers une évolution musicale. Serge Berry se caractérise par sa capacité à changer, il se plait à dire: «qu'il a eu plusieurs vies dans cette vie ». Après sa période yé-yé est arrivée la période folk, ensuite trad et musette, pour en revenir aujourd'hui à ses premières amours, à savoir le bal populaire avec l'accordéon variété sans délaisser pour autant les styles qui ont fait son succès. Et pour cela, il est entouré depuis plusieurs années des meilleurs musiciens et choristes parisiens de studios. Il préfèrent les instruments acoustiques et enregistre maintenant au studio Coppelia car il recherche toujours la perfection.
En 2000 , il crée son site Internet: www.serge-berry.fr, peaufine une troisième vidéo intitulée: « C'est jour de fête ». Cette vidéo il la réalise avec son ami et réalisateur François Gresset de la société « Commun'image» de Gien dans le Loiret.
C'est un nouveau grand départ pour Serge Berry puisqu'il va réaliser avec François Gresset le premier DVD accordéon en France qui a pour titre: « L'accordéon c'est la France» dont toutes les images sont tournées en décors naturels. Dans la foulée il sort également « C'est jour de fête » en DVD. De même que son parolier Jean-Claude Rosia pense en paroles ce que Serge pense en musique, on peut dire que François Gresset trouve les images qui collent à la musique et aux paroles, c'est l'harmonie complète entre ces trois artistes.
Serge Berry n'a pas déjà fini un album, qu'un autre se dessine déjà dans sa tête qui fourmille d'idées.
En 2003 il crée une émission d'accordéon sur 96.9 à Bourges, à radio résonance. Cette émission qui s'appelle « cher accordéon» diffuse 40 mn d'accordéon, et vise à promouvoir l'accordéon sur toutes ses facettes et à faire découvrir les jeunes talents sans oublier les anciens.
2005 est une année riche de réalisations puisqu'il sort un nouveau DVD « C'est magique l'accordéon» toujours produit et distribué par lui même et réalisé par François Gresset. Son édition musicale est maintenant très connue et son album «c'est magique l'accordéon » intéresse les discothèques rétros dans toute la France. Mais il a surtout la joie d'être promu le 1er avril 2005 au grade de sociétaire définitif à la SACEM, ultime récompense qui est accordée aux musiciens compositeurs qui témoignent d'une grande activité créatrice pour une vie consacrée à la musique.
En 2006 Serge Berry projette de sortir un nouvel album fin octobre et un nouveau DVD pour 2007 avec des nouvelles chansons style accordéon variété mais aussi avec du folklore, disque 100 % dansant, destiné pour les soirées dansantes et les discothèques.